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Explication.

Le 18/09/2013

Comme la plupart des maîtres japonais, Ô Sensei Morihei Ueshiba utilisait des doka, « chants de la Voie », pour présenter son enseignement. Les doka sont des poèmes organisés selon le schéma japonais traditionnel des vers, waka, à 5-7-5-7-7 pieds.
Maître Ueshiba prévenait que « ceux qui pratiquent l’aïkido ne doivent jamais oublier que l’enseignement doit passer par leur propre corps. Gardez constamment à l’esprit l’acte divin de la création, du commencement à la fin, et laissez-vous éternellement conduire par l’enseignement des dieux. Faites de l’univers entier votre dojo. Là réside le sens profond du Budô ».
 
En voici un exemple :
L’Aïki
Ne peut se résumer
En écrits ou en paroles
Sans dissertation inutile
La compréhension viendra de la pratique.
 

Thé ... et Aïkido.

Le 18/09/2013

Le Thé n'est rien d'autre que ceci :
D'abord vous faites bouillir de l'eau,
Vous faites ensuite infuser le thé,
Et vous le buvez comme il convient,
C'est tout ce qu'il vous faut savoir.

Lorsque celui qui l'interrogeait lui faisait remarquer avec désappointement qu'il "savait déjà tout cela", le Maître répliquait :

"Eh bien, s'il est quelqu'un qui sait déjà tout cela, je serai très heureux de devenir son élève".

Cette anecdote riche d'enseignements pourrait s'appliquer très souvent à bon nombre de pratiquants de notre Aïkido, qui pensent également "savoir tout cela".
Mais au-delà de l'attitude, du mouvement et de la précision, savent-ils qu'il est plus important d'exécuter une technique avec la seule sensibilité de la perception qu'avec l'appui de muscles contractés ?

- Savent-ils qu'un mouvement, qui n'appartient déjà plus au physique, se construit pendant l'inspiration et se réalise pleinement au moment de l'expiration ?

- Que la salut, en dehors du strict cérémonial, doit être un engagement total de l'être. Que non seulement on s'incline devant un symbole qui représente le chemin à parcourir mais également, devant la succession des Maîtres qui ont transmis leur enseignement et devant soi-même !
Non pas devant le MOI égocentrique, futile et mesquin, mais devant le MOI qui cherche à se connaître sincèrement.

L'Aïkido est en effet avant tout une prise de conscience de soi-même. Aussi importe-t-il de voir ce qui "est", non pas intellectuellement mais d'une façon aussi réelle et actuelle qu'éprouver la faim ou ressentir une douleur.

Chacun de nous à une image de ce qu'il croit être ou de ce qu'il voudrait être, et cette image nous empêche totalement de voir ce que nous sommes en fait.

Pour comprendre une chose, il faut vivre avec elle, l'observer, connaître tout son contenu, sa nature, sa structure, son mouvement. Et, si vous vivez avec vous-mêmes, vous avez remarqué que ce vous-mêmes n'est pas un état statique, mais une chose vivante, l'esprit doit, lui aussi être vivant et présent, sans aucune référence à notre passé et à nos souvenirs car alors l'esprit n'est plus libre.

Pour reprendre un exemple significatif, savez vous que même lorsque vous regarder un arbre en vous disant que c'est un chêne, ce mot, faisant partie des connaissances en botanique, a déjà si bien conditionné votre esprit qu'il s'interpose entre vous et votre vision de l'arbre ; pour entrer en contact avec l'arbre vous devez y appuyer la main. Le mot ne nous aidera pas à le toucher.

La réalité est en la compréhension de cela et nous nous rendons compte alors que nous ne pouvons dépendre que de nous.
Ce n'est qu'à ce moment, en tant qu'être humain vivant dans le monde et percevant la nature et la structure de nos rapports avec ce monde que notre mouvement "conscient" engendre une qualité, une certaine forme de valeur de la vie.

C'est pourquoi il est indispensable d'effectuer nos techniques avec une compréhension totale du geste et de sa signification.

Comme pour l'arbre, l'AIKIDO doit être "touché" par notre main.

Archive : M.Gillet – Association Culturelle Française d'Aïkido ACFA 1974
 
Tiré du site de la F.E.A.
 

« IKKYO le premier instant ».

Le 18/09/2013

L’Aïkido, art que nous pratiquons, vise la préservation mutuelle de la vie, c’est le concept d’AI NUKE, d’ou le refus du combat et de la confrontation.

Pour appliquer ce principe d’AI NUKE il faut être fort techniquement, mais surtout mentalement.

Quand on lui demandait « quelle est l’essence de l’aïkido » le Maître Ueshiba répondait « IKKYO ».
Cela veut dire « première technique » mais aussi « premier instant ». « Quand on a compris et maîtrisé IKKYO, on peut tout faire après » ajoutait-il.

Pourquoi ?

Le principe qui est au cœur d’IKKYO est de prendre le contrôle sur le partenaire dès le premier instant. C’est parce qu’on le contrôle, que l’on a ensuite le choix ; soit de le blesser gravement, soit de protéger sa vie.

Les Maîtres nous enseignent que c’est l’esprit qui est important dans IKKYO, il faut entrer dans l’attaque pour contrôler le mental de l’attaquant, ce qui suppose l’acceptation de AI UCHI (destruction mutuelle) mais cela est tempéré par AI NUKE, pour aller au delà du désir de vaincre le partenaire … et terminer la confrontation avant qu’elle n’ait lieu.
 
Dans Techniques

Les 9 composantes d'un mouvement.

Le 18/09/2013

   

Pour avoir un mouvement parfait il nous faut réunir 9 principes.
Essayons de nous remémorer ces positions, attitudes et autres bizarreries à acquérir.
Pour commencer, il est important d’être debout, d’avoir une attitude juste, c’est le Shizeï.
Ensuite on en vient à parler de « prendre la garde », c’est le Kamae.
Continuons, ne nous parle-t-on pas maintenant de distance et que cela ce traduit par Ma-aï.
 
Il est temps maintenant d’avancer dans les techniques mais il nous faut savoir si nous allons réaliser un mouvement à l’endroit ou à l’envers c’est à dire en Omote ou en Ura.
Dès le début du mouvement que nous devons réaliser, il nous faut encore penser si nous avons suffisamment traversé l’autre, si nous sommes Irimi ou dans le cas contraire si notre rotation est parfaite, si nous pouvons être fiers de notre Tenkan.
 
Dans tout ce bric-à-brac, il nous faut encore penser à notre déplacement. Le déplacement qui nous permet de renverser la situation, cela porte le nom de Taï sabaki. Maintenant, nous, qui pensions être au bout de nos peines, il y a encore une chose importante que l’on croyait réservée au karaté ou au jiu-jitsu. Eh bien non, en aïkido aussi il y a des Atemis. L’aïkido est irimi et atemi. C’est lui O’Senseï, qui le disait.
 
Dans tout cela, il ne fallait évidemment pas oublier de respirer et encore. Tout le monde respire mais beaucoup oublient comment il faut respirer, c’est tout simplement le Kokyu. Si on respire convenablement jusqu’au plus profond de nous alors cette respiration ce transforme en force qui jaillit de nous, de notre corps. Cette force s’appelle Kokyu ryoku.
 
Tiré de la revue UbeA de juin 1998.
Dans Techniques

Quelques notions.

Le 18/09/2013

Voici quelques notions dont on parle beaucoup en aïkido (et dans d’autres arts martiaux), qui sont incontournables pour le pratiquant, et que je vais donc vous présenter.
 
Ki et Kokyu
   
  

Le Ki est un des concepts fondamentaux de la pensée orientale (Qi en chinois, Prana en indien). Il a largement influencé la philosophie raffinée que les Asiatiques ont hérité de leur passé.
Les anciens pensaient que le Ki n’était autre que la vie et qu’il représente l’énergie vitale et la force mentale.
Aujourd’hui encore, le langage commun a conservé de nombreuses expressions qui témoignent de cet héritage.
Lorsqu’il est possible de faire librement usage de tout le Ki qui est en soi, la puissance développée est incroyable. La vie peut alors être vécue intensément sans craindre pour sa vitalité.
Le ki peut être ressenti de plusieurs façons différentes : certains maîtres le ressentent comme « un flux harmonieux d’énergie émanant de leur corps et de leur esprit » ou « une étrange force vitale dont ils ignorent la source, ou «  la sensation d’une adéquation parfaite entre la respiration et le mouvement ».
En réalité, le Ki est une forme d’énergie vitale qui se concentre dans le Hara, quicorrespond au centre de gravité du corps. Lorsqu’on atteint un certain niveau de pratique, on peut utiliser le Ki au lieu de se servir de la contraction musculaire, qui d’ailleurs empêche la circulation du Ki dans le corps. De cette manière, tous les mouvements exécutés sembleront aisés et harmonieux, ils ne nécessiteront aucun effort fatigant.
On retrouve d’ailleurs cette utilisation du ki dans les arts martiaux chinois, tels que le Taijiquan, le Xing Yi quan, etc…
L’utilisation du Ki est évidente dans les techniques de Kokyu nage : Ici par exemple, on voit le Fondateur projeter son élève sans le toucher, grâce au ki. 
 
Maai et Deai
   
   
Maai signifie espace ou distance. Cette notion représente la distance tant au niveau spatial que temporel qui sépare deux forces (attaquant, attaqué).
Ce concept, en aïkido comme dans tous les arts martiaux, doit s’appliquer tant physiquement que mentalement.
Sur le plan physique, une bonne gestion de maai consiste à être hors d’atteinte en permanence, tout en pouvant soi-même atteindre l’adversaire, c’est le résultat d’un bon placement (ci-contre).
L’utilisation du maai se fait aussi sur le plan mental.
Quand deux maîtres de sabre s’affrontent, ils ne commencent pas par attaquer dans l’espoir d’obtenir un avantage car ils n’offrent à l’adversaire aucune ouverture matérielle. Ils attendent. Leurs corps se tiennent à distance pendant que leurs esprits s’engagent dans une sorte de lutte. Chacun doit rester complètement calme et ouvert. Dans ces cas-là, les vibrations émanant de l’adversaire ne peuvent mentir, c’est l’être véritable qui et mis à nu. Un maître comprend ceci et il attend la plus petite ouverture, la moindre faille dans la concentration de l’adversaire, qui se manifestera par une infime modification de sa posture. C’est à ce moment que l’on peut contrôler l’adversaire : avant le contact entre les deux opposants, le vainqueur est déjà déterminé. La découverte du monde du maai aiguise la perception, l’intuition et la lucidité.  
 
Deai est une notion correspondant au timing. Elle est utilisée pour contrôler l’espace et susciter une réaction. Le contrôle du Deai est essentiel en aïkido : c’est seulement grâce à cette maîtrise du temps et des relations spatiales qu’un mouvement peut être correctement exécuté.
Cette étude de l’instant exige un mélange paradoxal de concentration intense et d’entière disponibilité. Fixer sa concentration sur un point donné, comme la main, le sabre, les pieds, rétrécit le champ de vision physique et mental. On perd la notion de timing si la réaction est amorcée que lorsque l’information de l’attaque atteint la conscience physique. On la perd aussi quand la réaction se produit lorsque le sabre ou le corps de l’adversaire ont déjà bougé.
Cependant, si vous amorcez votre mouvement trop tôt, avant que l’attaque de l’adversaire n’ait pris forme, il aura l’avantage. Vous avez précipité le processus et même si votre exécution est techniquement parfaite, vous avez vendu la mèche. L’ennemi pourra rectifier sa position, vous suivre et vous pourfendre.
Le temps de réaction sera adéquat si, au moment de l’attaque, vous pouvez prendre l’adversaire en défaut. C’est au moment de son attaque que l’adversaire est le plus vulnérable : l’attaque absorbe toute son énergie et sa concentration, et à ce stade son mouvement est irréversible.
   
tiré de "Aïkidossiers"
Dans Techniques

Techniques de base.

Le 13/09/2013

Les techniques de base sont les véhicules utilisés pour exprimer les principes plus larges de l’aïkido. Il n’existe pas de formes strictement établies puisque « changement et adaptabilité sont l’essence même de l’aïkido ».

Le Fondateur ne parlait que rarement des aspects techniques de la pratique de l’aïkido, car il pensait que « si votre cœur est juste, vos techniques seront correctes ». Parallèlement aux enseignements contenus dans les dokas, le Fondateur mettait l’accent sur différents points fondamentaux dans l’exécution des techniques d’aïkido :

▪ Bien que notre Voie soit totalement différente des arts guerriers du passé, il n’est pas nécessaire d’abandonner complètement les anciennes façons de faire. Intégrez les traditions séculaires dans l’aïkido en les revêtant d’habits neufs, et reposez-vous sur les styles classiques pour créer de nouvelles formes plus efficaces.

▪ Nos techniques font appel à quatre qualités qui reflètent la nature de notre monde. Selon les circonstances, vous devriez être aussi dur que le diamant, aussi flexible que le jonc, aussi fluide que l’eau, aussi vide que l’espace.

▪ Le corps devrait être triangulaire, l’esprit circulaire. Le triangle représente la production d’énergie et la position physique la plus stable. Le cercle symbolise la sérénité et la perfection, source de techniques illimitées. Le carré est synonyme de solidité, base permettant d’appliquer le contrôle.

▪ Un bon placement et une bonne posture reflètent un état d’esprit correct. La clé d’une technique correcte est de garder mains, pieds et hanches en ligne et centrés. Si vous êtes centré, vous pouvez bouger librement. Le centre physique est le ventre ; si votre esprit est placé au même endroit, vous êtes assuré de la victoire en toute circonstance.

▪ Ne fixez pas les yeux de votre adversaire : il pourrait vous hypnotiser. Ne fixez pas votre regard sur son sabre : il pourrait vous intimider. Ne fixez pas du tout votre adversaire : il pourrait absorber toute votre énergie. L’essence de la technique est d’amener votre adversaire entièrement dans votre sphère. Alors vous pourrez vous tenir où bon vous semble, en toute sécurité, hors d’atteinte. Lorsqu’un adversaire s’avance, entrez et saluez-le, s’il veut se retirer, laissez-le passer.
 
Les techniques d’aïkido se répartissent en six piliers :
 
1.      SHIHO NAGE (projection dans les quatre directions)
2.      IRIMI NAGE (projection en entrant)
3.      KAITEN NAGE  (mouvement ouvert et tournant)
4.      KOKYU NAGE (technique liée à la puissance du souffle)
5.      OSAE WASA (technique d’immobilisation)
6.      USHIRO WASA (technique arrière)

1

SHIHO NAGE


C’est le premier des six piliers des techniques d’aïkido. Cette technique, issue de l’art du sabre (kendo), est le plus souvent la première apprise par les élèves.

      

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IRIMI NAGE


Irimi, le deuxième pilier des techniques d’aïkido, signifie « entrer » dans une attaque en l’évitant simultanément.

  

3

KAITEN


Kaiten, le troisième pilier de l’aïkido, signifie « ouvrir et tourner ». Il permet un ajustement instantané à toute forme d’attaque et autorise une projection aussi bien vers l’avant que l’arrière. De plus, un Kaiten permet d’étouffer efficacement une attaque groupée.

   

4

KOKYU HO


Kokyu ho, « techniques liées à la puissance du souffle », est le quatrième pilier de l’aïkido. Le Fondateur disait : « La respiration est le fil qui tisse la trame et la chaîne de la création, lorsque vous pouvez sentir la myriade de variations des souffles dans l’univers, les techniques d’aïkido naissent individuellement. » A l’origine, les techniques de Kokyu ho, qui étaient dites contenir le secret de la vraie puissance, n’étaient jamais enseignées en public.
Le fondateur avait l’habitude, lors de démonstrations, de montrer la surprenante puissance du souffle en invitant des élèves à pousser de toutes leurs forces son bras tendu, ou même un bâton qu’il tenait à bout de bras (ci-dessous), puis son application technique (sokumen iriminage).

   

5

OSAE WASA


Osae wasa, « techniques d’immobilisation », constitue le cinquième pilier de l’aïkido. Les immobilisations représentent un contrôle parfait, la conclusion correcte d’une technique. Elles sont très utiles contre un agresseur qui sait bien chuter ou qui est résistant. La photo ci-dessous représente un début d’immobilisation par le Fondateur.

 

6

USHIRO WASA


Ushiro wasa, « techniques arrières », est le sixième pilier de l’aïkido. Le Fondateur disait : « Par la pratique des techniques arrières, on apprend à entraîner son esprit et son corps contre des attaques venant de toutes les directions. Les techniques arrières ouvrent grand l’esprit et développent les six sens ».
Ci-dessous, Koshi nage est une technique très efficace pour une attaque arrière.

 

tiré de "Aïkidossiers"

Vocabulaire.

Le 13/09/2013

AI : harmonie, rencontre

ASHI : pied, jambe

ASHI BARAI : balayage ( des jambes)

ATEMI : coup porté théoriquement à des endroits vitaux du corps humain.

AYUMI ASHI : déplacement en pas de marche normale: une jambe après l'autre

BATTO JUTSU : art de dégainer la sabre ( forme ancienne de IAIDO)

BO : bâton

BOJUTSU : art ou bien technique du bâton

BOKKEN : sabre de bois

BUDO : voie de la guerre, art martial

BUSHI : guerrier, samouraï

BUSHIDO : code d'honneur des BUSHI

CHUDAN : niveau moyen
 
CHUDAN TSUKI : coup de poing hauteur abdomen-plexus

DAN : degré, grade

DO : voie

DOJO : lieu ou l'on étudie la voie, salle de pratique des arts martiaux

DOZO : je vous en prie, s'il vous plait

DOSHU : littéralement, le Maître de la voie, représentant suprême (technique et spirituel) de l'art.

ERI : col

GEDAN : niveau bas

GERIKERI : coup de pied

GI : tenue d'entraînement appelé à tort KIMONO

GO NO GEIKO : entraînement fort

HAKAMA : jupe culotte traditionnelle portée dans tous les budo classiques

HAMMI : région de l'abdomen, centre vital de l'homme

HARAGEI : art du hara, art du ventre

HENKA : changement ( de posture sans bouger les pieds )

HIDARI : gauche

HIJI : coude

HIZA : genoux

IAIDO : voie du sabre (voie du sortir du sabre)

IAITO : sabre factice d'entraînement au IAI

IRIMI : point fort de l'Aikido, c'est l'action d'entrer droit sur l'adversaire tout en esquivant, action très positive. Presque tous les mouvements d'Aikido utilisent le IRIMI, et au paroxisme du IRIMI : TENKAN

JO : bâton

JODAN : niveau haut.

JOSEKI : mur d'honneur d'un Dojo

JU : souplesse

JUKEN JUTSU : art de la baîonnette

JU JUTSU / JIU JUTSU : art de la souplesse, anciennes méthodes de combat d'où sont tirées certains arts martiaux modernes

JU NO GEIKO : entraînement souple

KAMAE : gare, posture

KAMIZA : siège supérieur, place d'honneur du dojo où se trouve généralement la photo de O SENSEI, un temple SHNITO ou une calligraphie

KAITEN : rotation, mouvement giratoire

KATA : formes imposées, ensemble de mouvements stylisés

KATAME WAZA : techniques de contrôle qui sollicitent en général les articulations

KATANA : sabre japonais

KAI : association, groupement, école

KAKARI GEIKO : forme de travail en continue où le partenaire attaque sans arrêt ( avec un ou plusieurs adversaires )

KEIKO : pratique, entraînement

KEIKO HO : forme d'entraînement

KENDO : escrime japonaise qui se pratique avec des sabres de bambou

KESA GIRI : action de couper en biais et de haut en bas

KI : fluide vital, énergie cosmique

KIAI : cri, souffle ou bien impulsion

KIRI : de KIRU, couper (en composée, le K devient G )

KOBUDO : arts martiaux anciens

KOKORO : mentalité, coeur et esprit

KOSHI : hanches

KOTE : poignet

KUMI : groupe

KUMI TACHI : travail du sabre a deux

KUMIJO : travail du bâton à deux

KOKYU : respiration, force de respiration

KOKYU HO : exercice de KOKYU

KUBI : cou

KYU : grade que l'on décerne avant les DAN

KYUDO : voie du tir à l'arc

MA-AI : distance

MAE : devant

MAE GERI : coup de pied direct de face

MAWASHI GERI : coup de pied circulaire

MICHI : voie, DO

MIGI : droite

MUNE : poitrine
 
MUNE DORI : saisie du revers

NAGE : celui qui fait la technique (SHITE )

NAGINATA : sorte de hallebarde recourbée, fauchard. Le Naginata est également un art martial pratiqué principalement par les femmes.

NAGE WAZA : techniques de projection

OMOTE : positif, devant

ONEGAISHIMASU : phrase que l'on prononce lorsque l'on salue quelqu'un et qui signifie littéralement : je vous fais une requête: soit : s'il vous plaît

OSAE WAZA : technique de contrôle

RANDORI : travail libre et continu

REI : salut

RITSU REI : salut debout

RYU : école ( dans les arts martiaux )

SANKAKUTAI : position de garde, les pieds à angle droit de façon à ce que les lignes talon-orteils forment un triangle

SEISHIN : esprit

SEIZA : position à genoux

SENSEI : professeur, enseignant, ou toute personne que l'on respecte beaucoup

SHIAI : compétition

SHIHAN : professeur de très haut grade. Grand Maître

SHIHO GIRI : action de couper dans les 4 directions ( SHIHO=4 )

SHINAI : sabre composé de 4 lamelles de bambou utilisé en Kendo

SHINTO : religion fondamentale du peuple japonais

SHISEI : attitude, posture correcte

SHITE : ce qui fait ( nage )

SHIZENTAI : position naturelle de base

SHODAN : premier DAN

SHOMEN : de face

SODE : manche

SOKUMEN : de biais

SOTO : extérieur

SUBURI : exercice de frappe au sabre que l'on répète seul et inlassblement

TAI : le corps

TAI JUTSU : techniques de combats à mains nues

TAI SABAKI : déplacement circulaire avec un pas vers l'avant et un TENKAN

TAISO : exercice de base de l'Aïkido. Educatif et échauffement

TAMBO : bâton court

TANTO DORI : techniques contre couteau

TATAMI : natte épaisse de paille que l'on trouve dans les maisons japonaises

TE : main

TEGATANA : tranchant de la main

TEKUBI : poignet

TENKAN : déplacement que l'on effectue autour d'un pivot ( un pied qui ne bouge pas ) et dans lequel on dirige la force de l'adversaire sans l'arrêter

TE NO UCHI : position de la main

TSUGI ASHI : déplacement en glissant les pieds sans passer une jambe

TSUKI : coup direct et de face (poing, sabre ou bâton )

UCHI : intérieur

UDE : bras

UKE : celui qui attaque et qui chute

UKEMI : chute

URA : négatif, extérieur, revers, partie cachée

USHIRO : arrière

WAKA SENSEI : fils du Maître, littéralement : jeune Maître ( ne s'emploie que lorsque le Maître est encore vivant )

YOKO : côté

YOKOMEN : latéral

YUDANSHA : pratiquant gradé

ZANSHIN : position marquée de contrôle et de domination après avoir exécuté une technique

ZAREI : salut à genoux

Classification Aïkido.

Le 13/09/2013

1. Préparation et éducatifs de base.
 
a) Préparation générale : JUNBI DOSA.
 
- Concentration.
- Assouplissement.
- Création de force.
 
b) Exercices éducatifs.
 
Individuel : TANDOKU DOSA.
 
Shiseï : Attitude.
Kokyu dosa : Etude de la force d'Aïkido.
Shintaïho : Déplacement.
Tsugi ashi : un pied suivant l'autre.
Ayumi ashi : marche normale.
Shikko : à genoux.
Tekubi junan undo : Souplesse des poignets.
Tesabaki : Mouvement des mains.
Taïsabaki : Mouvement du corps.
Ukemi : Chutes.
 
Avec partenaire : SO TAI DOSA.
 
Kamaë : Attitude en face d'un partenaire.
Maaï : Distance.
Aïhanmi : Position même garde.
Gyakuhanmi : Position garde inversée.
Junankyokaho : Assouplissement des articulations.
Kokyu ryoku yoseï ho : Création de force.
Taïsabaki : Déplacement du corps.
Kiawase : Harmonie avec la force du partenaire, action simultanée avec le partenaire.
Ukemi : Chutes.
 
2. KEIKO HO : Modes d'entraînement.
 
Ippan geïko : Chaque partenaire effectue, à son tour, la technique à droite et à gauche.
Kakari geïko : Le partenaire utilise continuellement la même forme d'attaque. Il est projeté ou immobilisé. Le partenaire utilise différentes formes d'attaque. Il est projeté ou immobilisé.
Ju no geïko : entraînement "souple". Le partenaire suit sans résister.
Go no geïko : entraînement "en force". Le partenaire cherche à bloquer.
Ryu no geïko : Amener le partenaire à attaquer la forme désirée.
 
3. KO GEKI HO : Formes d'attaque.
 
a) Katate kogeki ho : Attaque avec une main.
 
De face :
 
Aïhanmi katate dori : Prise d'un poignet opposé à une main.
Gyakuhanmi katate dori : prise d'un poignet correspondant à une main.
Kata dori : Prise d'une manche à une main, à hauteur de l'épaule.
Muna dori : Prise des revers à une main.
Sode dori : Prise d'une manche à une main, à hauteur du coude.
Shomen uchi : coup de face de haut en bas à la tête avec le tranchant de la main.
Yokomen uchi : coup de coté à la tête avec le tranchant de la main.
Tsuki : coup de poing direct.
- au buste : Chu dan tsuki
- au visage : Jo dan tsuki
Maegeri : Coup de pied direct de face.
 
De dos :
 
Ushiro katate eri dori : prise du col par-derrière.
 
b) Attaque avec les deux mains.
 
De face :
 
Katate ryote dori : Prise d'un poignet à deux mains.
Ryote dori : Prise des deux poignets.
Ryo sode dori : Prise des manches à deux mains à hauteur des coudes.
Ryo kata dori : Prise des épaules à deux mains.
 
De dos :
 
Ushiro ryote dori : prise des deux poignets.
Ushiro sode dori : prise des manches à hauteur des coudes.
Ushiro ryo kata dori : Prise des épaules à deux mains.
Ushiro katate dori kubi shime : étranglement d'une main et prise d'un poignet avec l'autre main.
 
4. Technique.
 
Tachiwaza : Techniques debout.
Ushirowaza : Techniques sur prise arrière.
Suwariwaza : Techniques à genoux.
Hanmihandachiwaza : Techniques à genoux, sur attaque debout.
 
a) KIHON NAGE WAZA : Projections fondamentales.
 
Shiho nage : Dans toutes les directions.
Kote gaeshi : Par torsion extérieure du poignet.
Irimi nage : après entrée dans le centre du partenaire.
Kaïten nage : Rotatoire par voie intérieure.
Tenchi nage : Bras en extension, l'un vers le ciel, l'autre vers le sol.
 
Les projections s'appliquent sur toutes les formes d'attaques possibles. Les mouvements pouvant être effectuées en action dite positive ou négative (OMOTE ou URA).
 
b) KIHON KATAME WAZA : Principes d'immobilisation fondamentaux.
 
Ikkyo : Premier principe.
Nikyo : Deuxième principe.
Sankyo : Troisième principe.
Yonkyo : Quatrième principe.
Gokyo : Cinquième principe.
 
Ces principes d'immobilisation s'appliquent sur toutes les formes d'attaque possibles.
 
c) KOKYU : Expansion de l'énergie potentielle intérieure du corps.
 
Kokyu waza
Kokyu nage
Aïki nage
 
d) AIKI JO et AIKI KEN : Utilisation du bâton et du boken.
 
- Les deux partenaires sont munis d'un bâton : l'un attaque, l'autre esquive et riposte.
- Les deux partenaires sont munis d'un boken : l'un attaque, l'autre esquive et riposte.
 
e) Techniques de défense contre un partenaire armé.
 
Tantodori : Techniques contre couteau.
Jodori : Techniques contre bâton
Tachidori : Techniques contre boken
 
f) Projection par le JO.

L'aïkido expliqué aux parents.

Le 13/09/2013

Qu’est-ce que l’AÏKIDO ?
 
L’Aïkido est un Art Martial japonais basé sur des mouvements circulaires destinés à projeter et à contrôler l’agresseur sans dommage. A partir d'une attaque simulée, l'Aïkido banalise l'agression et conduit le pratiquant vers une réponse adaptée : ne pas fuir, faire face à l'agresseur avant de se déplacer et d'esquiver. Les techniques d’Aïkido s’appuient sur la souplesse et l’utilisation de l’énergie de l’agresseur plutôt que sur la force physique. Les pratiquants développent un puissant système de self-défense intimement lié à un ensemble de principes et d’attitudes visant à résoudre les conflits de manière calme et mesurée.
 
Quelles sont les valeurs éducatives de l’Aïkido ?
 
«Parfaite école d’enseignement, d’expérimentation et de développement des valeurs morales et physiques des jeunes, l’Aïkido représente une méthode d’éducation complète».
 
Physique : la pratique de cette discipline améliore la santé par un développement harmonieux de toutes les parties du corps, l’augmentation de la souplesse, la correction de l’attitude (colonne vertébrale), le contrôle de la respiration, la relaxation, l’endurance.
 
Technique : l’étude des mouvements impose l’étude du déséquilibre, la connaissance et l’utilisation de l’énergie, le développement des réflexes.
 
Morale : le respect du Bushido, code d’honneur et de morale traditionnel des Arts Martiaux japonais, et l’esprit particulier de non violence caractérisant l’Aïkido, permettent au pratiquant d’acquérir les valeurs morales les plus élevées telles que : politesse, modestie, bonté, loyauté, fidélité, honneur, courage et parfaite maîtrise de soi.
 
A quel âge peut-on débuter la pratique de l'Aïkido ?
 
Les techniques d'Aïkido privilégient la souplesse plutôt que la force. On peut pratiquer à partir de 6-7 ans, parfois moins. N'hésitez pas à vous renseigner auprès du professeur.
 
Combien de temps par semaine faut-il pratiquer l’Aïkido ?
 
L'Aïkido peut se pratiquer une ou deux fois par semaine dans le club. La fédération organise par saison plusieurs stages nationaux qui sont l'occasion de rencontrer d'autres jeunes pratiquants.
 
Combien coûte la pratique de l'Aïkido ?
 
Pour pratiquer l'Aïkido il est nécessaire d’acquérir :
- la licence assurance annuelle fédérale, et une cotisation annuelle ou trimestrielle servant à payer les charges du club.
- une tenue d'entraînement (GI) appelée familièrement KIMONO, et une ceinture blanche pour les débutants.
Le port du "hakama" (jupe culotte noire) dépend de la décision votre professeur.
 
Quelles sont les formalités d'inscription ?
 
Pour s'inscrire, il faut :
- l'autorisation parentale, demander la licence assurance et régler les cotisations. - le professeur remettra la licence assurance au pratiquant qui va la garder précieusement dans son sac.
 
Quels sont les grades en Aïkido ?
 
Il existe deux types de grades en Aïkido :
- les KYU (ceintures de couleur) : blanc, jaune, orange, vert, bleu, marron. Le professeur du club est responsable de la délivrance de ces grades.
- les DAN (ceinture noire) : l'examen est organisé par la fédération. Il faut être âgé de 18 ans pour se présenter à l'examen.
 
Comment se déroule une séance ?
 
Une séance d'Aïkido comprend généralement 3 temps :
- la préparation (ou échauffement) : son but est d'échauffer le corps et les articulations. Il est important d'arriver à l'heure au cours afin de participer à l'échauffement.
- le cours proprement dit : étude des mouvements de l'Aïkido. L'enseignant adapte le cours au niveau des élèves et à leur âge.
- le retour au calme : c'est un temps privilégié pour revoir les mouvements appris et pour calmer sa respiration avant le salut final.
 
Pourquoi saluer avant et après chaque cours ?
 
- le premier salut se fait vers le mur d'honneur (KAMIZA en japonais). Il s’agit d’un signe de respect envers le fondateur de la discipline.
- le deuxième salut est pour le professeur, en signe de respect et en remerciement de la peine (et parfois de la patience) qu'il se donne pour transmettre ce qu'il a appris.
 
Quels risques pour mon enfant ?
 
L'Aïkido est une discipline où bien peu d'accidents sont recensés.
 
Y a-t-il des compétitions en Aïkido ?
 
La vie moderne est compétition, agression, et écrasement de l'autre par la violence. Le but de l'Aïkido n'est pas de diviser les pratiquants entre gagnants et perdants, forts et faibles, mais de leur donner les moyens de répondre avec calme, mesure et efficacité à une agression qui, par définition, n'a pas de règle. Il n'y a pas de compétition en Aïkido.
 
Le professeur est-il diplômé ?
 

Notre école est affiliée à l’Union Belge d’Aïkido (U.Be.A.)

Fédération membre de :

  • L’Aïkikaï Foundation Aïkido World Headquarters
  • La Fédération Européenne d’Aïkido
  • L’Aïkikaï So Hombu de Belgique, Fédération reconnue par Feu Ueshiba Morihei O Senseï depuis 1961

Au sein de cette Fédération, une commission décerne les diplômes de grade Dan nationaux (U.Be.A.) et Aïkikaï Tokyo. Une commission éthique et technique organise des formations et des cours à l'attention des professeurs et assistants

Notes aux parents 2018tada-ima-dojo-notes-aux-parents-2018.pdf (275.27 Ko)

L'essentiel.

Le 13/09/2013

"Le mouvement de l'aïkido est le mouvement de la nature, dont le secret est profond et infini."
O Senseï Morihei UESHIBA
 
   " Héritage de la culture traditionnelle japonaise et souffle de fraîcheur de nos temps modernes ", l'aïkido fait partie de la grande famille des arts martiaux du Pays du Soleil Levant, connue sous le nom générique de Budo ; l'aïkido est une discipline complexe basée sur une méthode de combat débouchant sur un véritable mode de vie. Le fondateur de l'aïkido est le maître japonais Morihei UESHIBA (1883 - 1969), budoka remarquable, technicien de génie et aux profondes convictions religieuses. En partant des arts martiaux traditionnels pratiqués autrefois par les Samouraï, Morihei UESHIBA en a opéré sa propre synthèse. Mettant en évidence leurs performances et qualités techniques, il leur a intégré les valeurs morales de l'Etre Humain, réalisant un saut qualitatif de l'art martial purement physique à l'art martial spiritualisé.
 
   La traduction littérale des trois " kanji " composant le mot aïkido permet une meilleure compréhension de la signification de cette discipline.
 
 
Le premier Kanji, , peut être traduit par : harmonie, union, rencontre, coordination, etc.
 
Le deuxième Kanji, KI, peut être assimilé aux notions : énergie vitale, force intrinsèque, esprit, âme, etc.
 
Le troisième Kanji, DO, peut être traduit, dans le sens concret ainsi qu'abstrait, chemin, voie.
 
 
   L'aïkido peut être défini de manière concise comme étant " la voie de l'harmonisation des énergies ", ou encore " la recherche de la coordination mentale et physique de l'énergie ". O Senseï Morihei UESHIBA définit son art comme étant " la voie d'Harmonie entre l'Homme et l'Univers " (A. NOCQUET, « Maître Morihei UESHIBA, Présence et Message », p. 69).
 
   Le but de l'aïkido est l'accomplissement de l'Etre Humain en tant que tel, ce qui suppose :
 
·         La connaissance et compréhension de soi, des autres et de l'univers ;
 
·         L'harmonie avec soi-même, avec les autres semblables, avec la nature ;
 
·         Le respect l'amour pour l'homme et la vie, pour la tradition, la culture et la paix.
 
   Conformément aux paroles de O Senseï " le but de l'aïkido est de nous mettre en harmonie avec l'Univers et de faire de nous un élément intégré à cet Univers " (A. NOCQUET, « Maître Morihei UESHIBA, Présence et Message », p. 57).
 
   L'aïkido est donc avant tout une Voie et s'arrêter sur le chemin aux simples aspects physique, technique ou de self-défense, n'est plus de l'aïkido.
 
   Du point de vue technique, l'aïkido consiste en une gamme riche et variée de mouvements très élaborés, régis par les lois de la sphère dynamique ; l'harmonie, la souplesse, l'équilibre, l'élégance et une certaine beauté les caractérisent.
 
   En aïkido, l'attaque n'existe pas, dans le sens que ses techniques telles que conçues par le fondateur, ne peuvent être utilisées pour attaquer, mais seulement comme moyen de défense.
 
   Concrètement, l'attaque du partenaire est esquivée, celui-ci est déséquilibré et désorienté, étant entraîné dans un vrai vide tourbillonnant, et projeté ou contrôlé au sol par une technique appropriée, en plein accord avec les lois de la nature. L'énergie de l'attaque du partenaire est contrôlée, amplifiée et finalement guidée contre le partenaire lui-même.
 
   Dans son application purement pratique, l'aïkido est, au niveau d'expert, une méthode efficace d'autodéfense, qui peut être utilisée contre toutes les formes d'attaques. Mais, même dans le contexte réel d'une agression, l'aïkidoka, toujours fidèle à la loi de la non-violence qui gouverne son art, laisse l'agresseur faire le premier geste et par la technique qu'il applique pour se défendre il ne fait aucun mal irréparable à son agresseur. On ne recherche pas la destruction de celui-ci, mais seulement la neutralisation de son acte agressif ; l'agresseur est ramené à la raison, l'inutilité de son action lui étant démontrée... Mais la non-violence ne signifie pas passivité ; obtenir " la victoire par la paix " ne signifie pas se soumettre à l'attaque, mais l'intégrer.
 
   En aïkido tel que l'a conçu son fondateur, il n'y a pas de compétition sportive, ce qui évite toute notion de rivalité et de victoire artificielle.
 
   Dans la pratique de l'aïkido sur le tatami, il n'y a pas d'adversaire, mais seulement un partenaire, un être humain en dehors de tout sectarisme, ségrégation ou classification sociale. Le seul adversaire à vaincre et celui qui existe en soi-même.
 
   L'aïkido, l'un des plus subtils et sophistiqués arts martiaux, éminemment non violent, profondément moral et humanitaire est une voie pour la réalisation et l'harmonie corps-esprit, pour atteindre une plus grande disponibilité avec double aspect : technique et énergétique ; l'aïkido est une manière de concevoir la vie, de l'aimer et de la respecter.