Bases

Savoir nouer sa ceinture.


La ceinture constitue souvent la première question d'un débutant : comment doit-on la nouer ? Voici un petit pas à pas pour les débutants... et les autres. 

1- Placer la ceinture devant soi. La plupart du temps les pratiquants posent sur leur ventre le milieu de la ceinture. Cette technique n'est pas très jolie et pas forcément agréable, vous allez voir pourquoi. Posez plutôt sur le ventre le premier tiers de la ceinture.

2- Faites deux tours dans le dos avec le long bout de la ceinture, tout en prenant le haut des hanches. Ainsi, la ceinture se superpose en deux couches dans le dos. Si vous aviez pris le milieu de la ceinture, elle se croiserait dans le dos, ce qui n'est pas du tout esthétique, quand on n'a pas de hakama pour le cacher, et fait vraiment débutant.

3- Equilibrer les deux brins. Les bouts se croisent devant soi. Celui qui est par-dessus l'autre va passer sous les deux couches ainsi que sous le bout restant de la ceinture (soit trois couches en tout), puis remonter vers le haut. Ne pas serrer tout de suite.

4-Utiliser le brin non encore utilisé. Le passer par-dessus celui qui arrive de sous la ceinture, puis le glisser à l'intérieur de la boucle faite par le premier brin.

5- Bien serrer en tirant sur les deux brins à la fois, de manière à ce qu'il ne se défasse pas pendant le cours.
Vérifier le tout. Les deux brins doivent être de dimensions égales. Les deux brins doivent partir vers les côtés à la manière de moustaches de chat, et non pas un vers le haut et l'autre vers le bas. Le nœud doit être plat et bien centré par rapport à la ligne centrale du corps. Le nœud doit se trouver deux à trois doigts sous le nombril, au niveau du point Kikaï tanden (la mer de l'énergie du bas-ventre). La ceinture ne doit pas flotter loin du ventre afin d'empêcher le fourreau du sabre de tomber.

6-Elle ne doit pas non plus être trop serrée et empêcher de respirer profondément pendant la méditation ou les exercices respiratoires. Les deux couches dans le dos doivent être parfaitement posées l'une sur l'autre et ne pas se croiser, afin de permettre la pose du habaki de l'hakama sur le bord supérieur de la ceinture. Si tout est bon, vous êtes prêt à pratiquer ou à mettre votre hakama.

Tiré de Aïkido magazine

Les pas de base en Aïkido.

1 : AYUMI ASHI (pas de marche)
Il suffit de se déplacer comme dans notre vie de tous les jours. On l'utilise lorsque l'on s'avance vers l'adversaire.


2 : OKURI ASHI (pas envoyé)
On lance le pied le plus proche dans l'orientation choisie, et l'autre pied suit comme si un fil élastique le retenait.

3 : TSUGI ASHI (pas qui suit)
C'est le pied arrière qui initie l'action, lorsqu'il touche le pied avant celui-ci avance, un peu comme deux boules de billard qui se poussent.


4 : MAWARI ASHI (pas circulaire)
Les deux pieds pivotent sur leur assise antérieure, ainsi le corps tourne en changeant d'orientation de 180°.

5 : TENKAN ASHI (pas tournant)
Le pied arrière réalise un arc de cercle en suivant la rotation du corps vers l'arrière, puis se positionne toujours derrière le pied avant. Le corps aura fait demi-tour et on fait face à l'orientation opposée.


6 : ROPPO ASHI (pas de marche dans un couloir)
Passer ″le bol″ du pied postérieur devant le pied antérieur, puis avancer d'un pas plus grand, le pied antérieur. C'est la marche utilisée avec un sabre sur le côté ou une lance.



7 : SURI ASHI (pas qui frotte)
Marche en gardant les pieds en contact avec le sol. Les pieds auront une petite tendance à décrire non pas des lignes droites, mais des arcs de cercle à concavité extérieure. Assez fréquent dans les formes traditionnelles de Karate comme Goju ryu ou Uechi ryu.



8 : HIRIKI ASHI (pas latéral)
Utilisé parfois en
Aïkido pour un déplacement sur katatedori ou katadori, mais plus souvent dans la pratique du sabre (Aïki-ken, Iaïdo, Kendo). uke étant face à soi, déplacement autour de lui, en restant toujours face à lui.

Grâce à ces pas, vous allez pouvoir créer des déplacements plus complexes comme Irimi Tenkan ou Sankaku. Nous vous en parlerons une prochaine fois.
 

Tous ces mots aux consonances bizarres auront vite fait de devenir familiers avec la pratique.
 
Nous vous y aidons avec ce petit lexique :
MIGI → Droite
HIDARI → Gauche
HIKKAKE ASHI → Arrêter et ouvrir
HIKI → Retirer- tirer
HIKI ASHI → Ouvrir -ouverture
SONOMAMA → Garder la position

Tiré de Aïkidoka Magazine.

Maai, la distance.

Etude de yokomen uchi avec le ken et yokomen uchi kote gaeshi.

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Photo N°1, avec le Ken

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Photo N°2, avec le Ken
 
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Photo N°2, équivalent Tai jutsu

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Photo N°3, avec le Ken

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Photo N°3, équivalent Tai jutsu

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Photo N°4, avec le Ken

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Photo N°4, équivalent Tai jutsu
  
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Penser au Tai jutsu

Entre ces deux exercices, il n’y a qu’une différence, c’est le maai, c’est-à-dire la distance qui sépare aite et nage.

Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.

Le travail du corps.

De même il n’y a rigoureusement aucune différence dans le travail du corps entre des mouvements apparemment aussi différents qu’irimi nage et ikkyo. 

   

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1er cas : Irimi Nage

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2ème cas : Ikkyo

 

Ce qui change, c’est qu’à partir d’un déplacement identique nage exploite dans le premier cas le déséquilibre arrière d’aite, et dans le deuxième cas son déséquilibre avant.

 

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3ème cas : Kote gaeshi


Le travail du corps est également identique dans kote gaeshi. La seule nuance, c’est qu’irimi nage s’effectue au niveau jodan alors que kote gaeshi s’effectue au niveau chudan.

Kote gaeshi doit être exécuté bas

 O Sensei - Kuden

Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.

Spirale et axes de déséquilibres.

Le mouvement d’Aikido est une spirale exécutée dans l’axe des déséquilibres arrière/avant ou avant/arrière d’aite. C’est pour cela qu’il n’y a pas de force à exercer.

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1er axe, arrière

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2ème axe, avant

La pratique de katate dori ikkyo, nikyo, sankyo, yonkyo, gokyo et shiho nage permet d’assimiler ce principe.

En revanche, si l’on tire ou si l’on pousse dans l’axe des appuis d’aite, le mouvement devient impossible.

Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.

La position des mains.

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Shiho Nage
 
Il est indispensable de toujours maintenir l’adversaire en extension dans l’axe de ses déséquilibres. Sur shiho nage par exemple, si l’on ne respecte pas cette position des mains, il est impossible de créer l’extension nécessaire.

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Détail de la position des mains
 
« Saisissez le poignet de votre adversaire de telle manière que son pouce soit tourné vers vous. » O Sensei - Kuden

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Position des mains sur le sabre
 
Cette position des mains correspond rigoureusement à la position des mains sur le sabre. Voila un exemple de ce qu’on appelle riai en Aikido. Riai est le lien qui unit entre elles les techniques de corps et les techniques d’armes.

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1er exemple de mouvement

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2ème exemple de mouvement

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3ème exemple de mouvement
 
Ainsi, il n’y a par exemple aucune différence quant à la position du corps dans les trois mouvements ci-dessus... pourtant considérés différents du point de vue du « catalogue ».
Riai, le lien omniprésent entre toutes les « techniques », fait que l’Aikido n’est pas une simple juxtaposition de mouvements hétéroclites, mais au contraire une synthèse organisée autour d’un principe unique.

Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.

Les axes de déséquilibre.

Dans la position hanmi, l’homme est fort vers l’avant et vers l’arrière...

...mais il est faible sur son côté droit...

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...et sur son côté gauche.

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Application de l’axe de déséquilibre :
Ikkyo est une spirale effectuée dans cet axe de faiblesse et donc de déséquilibre naturel.

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Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.

Les quatre positions de base du tanto.

Il existe de nombreux ouvrages sur l'art de tenir et manier un couteau, aussi nous n'avons pas pour but ici de dresser une liste exhaustive de ces techniques. Toutefois dans la pratique de l'Aïkido nous retrouvons quatre positions de base pour lesquelles il existe des techniques d'attaque et des techniques en réponse. Comme le tanto fait partie de la panoplie de base de tous les pratiquants, nous vous présentons l'art et la manière de bien tenir un tanto.

Fondamentalement tenir un tanto n'a rien de bien compliqué, car il s'agit de la même technique que pour saisir un ken. Mais du fait de sa petite taille le tanto possède quelques spécificités qui lui sont propres, notamment dans les positions qu'il est possible de lui donner dans la main.


Si vous savez comment tenir un ken, alors ne vous inquiétez pas, vous savez tenir un tanto. La saisie est exactement la même. Il faut tout d'abord resserrer fortement le petit doigt, puis l'annulaire un peu moins fort, et ainsi de suite. Cette saisie permet d'allier la fermeté et la souplesse indispensable pour une bonne maniabilité de la lame.

Il existe quatre positions de base pour le tanto, que l'on retrouve dans les techniques d'Aïkido.

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 Tout d'abord la saisie avec la lame vers le haut de la main et le tranchant vers le bas (position gyakute, le tranchant vers les doigts, vers l'avant). Cette position est bonne pour les piques ou les coupes, exactement comme au sabre. En pique le but est de perforer l'adversaire. Mais comme le tranchant est orienté vers le bas, la pique se fige dans la cible et il est malaisé de poursuivre en coupe vers le bas.

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  En revanche la même position mais avec le tranchant dans l'autre sens (position honte, tranchant vers le poignet, vers soi) permet à la fois de piquer et, une fois dans la cible, de poursuivre en coupe vers le haut. Dans la tradition japonaise cette attaque dénotait d'une intention de tuer tout à fait claire et sans excuse possible. En cas de jugement vous étiez considéré comme un criminel, sans aucun moyen d'expliquer le contraire.

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  La saisie du tanto peut également se faire avec la lame vers le bas de la main et le tranchant en position honte également. Cette position permet de planter la lame du haut vers le bas et de ramener vers soi. Cette position est utilisée pour égorger par derrière par exemple.

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 La même saisie avec une position gyakute permet à la fois de protéger l'avant-bras tout en ayant le tranchant vers l'adversaire de manière tout à fait menaçante. Il est également possible de trancher et de piquer. Cette position est couramment utilisée dans les commandos de l'armée pour les combats à l'arme blanche, en close combat notamment.

Tiré de Aïkido magazine

La position hitoemi.

Il existe en Aikido une deuxième position de pieds moins connue et tout aussi fondamentale appelée hitoemi. En Aikido on passe en permanence de hanmi à hitoemi à hanmi.

La position hitoemi ouvre le pied avant au maximum.

La position hitoemi

Ce faisant elle permet à l’axe du corps formé par la colonne vertébrale d’effectuer une rotation maximum dans la direction indiquée par le pied avant. Les hanches ne font que suivre, c’est la colonne vertébrale qui est le moteur du mouvement.

Dans la phase finale nage retrouve la position hanmi pour entrer désormais vers le déséquilibre arrière d’aite.

Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.

La position hanmi.

Un arbre ne vit qu’autant qu’il est sur ses pieds ! En Aikido aussi la position des pieds est déterminante.

La position hanmi

Position hanmi

L’Aikido est né le jour où O Sensei a décidé d’abandonner la position de pieds en carré (shikaku = 4 angles) du Daito ryu et qu’il a adopté la position triangulaire (sankaku = 3 angles) appelée hanmi (parce que l’on ne présente que la moitié du corps à l’adversaire).

Cette position hanmi est à la base de l’Aikido. Elle permet une mobilité très grande dans toutes les directions de l’espace.

Elle est utilisée en Aiki-ken et en Aiki-jo aussi bien que dans la partie à mains nues de l’Aikido, appelée tai-jutsu.

Tiré de Takemusu Aiki Intercontinental.